La secrétaire de Lionel en était là de ses pensées lorsque que la porte s'ouvrit violemment. Une dame entra alors. Et quelle dame ! Elle portait une robe en soie pourpre brodée d'or dont l'ourlet était constellé de pierres en ivoires. Un collier d'or et de rubis entourait son cou léger. A n'en pas douter, une grande dame !
- Bonjour, dit-elle à la secrétaire, je voudrais voir Monsieur Lionel Carsi.
- Je regrette mais Monsieur Carsi n'est pas là pour l'instant, dit la secrétaire, mais vous pouvez l'attendre dans son bureau si vous le désirez.
- Volontiers.
- Suivez-moi.
La secrétaire se leva et se dirigea vers la double porte capitonnée, au fond de la pièce. Elle l'ouvrit.
- Entrez, entrez, dit-elle.
La dame s'assit.
- Je peux vous offrir quelque chose à boire ? S'enquit la secrétaire. Café ? Thé, peut-être ?
- Non, merci.
- Très bien.
La secrétaire quitta la pièce.
La dame sortit une cigarette d'un étui en or, l'introduit dans un fume-cigarette en ivoire et l'alluma avec un briquet en argent. Puis elle jeta un coup d'½il autour d'elle.
La pièce était meublée d'un bureau avec deux chaises devant et un grand fauteuil derrière. Posée sur une table trônait un ordinateur et une imprimante fax photocopieur scanner. Sur des étagères, se trouvaient des livres portant sur la criminologie. Attenant à la pièce, était installé un laboratoire dans lequel Lionel Carsis analysait les indices récoltaient lors des enquêtes. Au fond, une porte recouverte d'un rideau donnait accès à ses appartements privés.
Tout en contemplant la fumé, la dame réfléchit... Réfléchit...
Pendant ce temps là, Lionel Carsis et son associée, Camille Randrillant se promenaient tout en conversant.
- Ravissante après-midi, n'est-ce pas Lionel ? Dit Camille.
- Oui, oui, grommela-t-il.
- Mais qu'est-ce que tu as en ce moment ?
- Comment cela ?
- Tu es toujours en train de grommeler, de marmonner dans ton coin.
- Je suis comme un écrivain qui publie un nombre inimaginable de fois son dernier livre. Et quand une enquête ne se présente pas, je rouille.
- Ah ! Sacré Lionel, pouffa Camille, allez, courage rien ne te dit qu'une affaire intéressante ne va pas se présenter à l'horizon.
BRROM !!!!!!!
- Ah ! Voilà l'orage qui arrive, nous ferions bien de rentrer chez nous, dit Camille. Taxi !
- 12 rues du Maréchal Beringing, dit Lionel au chauffeur, tout en s'engouffrant dans le taxi.
Et ils rentrèrent chez eux.